Lundi 25 septembre 2006 1 25 /09 /Sep /2006 12:47

En Allemagne, lorsque l’on veut boire de la bière, ce qui est fréquent (ou tout autre boisson qui se consomme dans une bouteille en verre), on doit bien évidement la payer mais on doit aussi payer pour la consigne ! Qu’est ce donc ? Et bien on paie environ une fois et demie plus cher son verre dans les bars, festivals, camping et quand on l’a fini, on le rapporte (ou la bouteille) au comptoir où l’on nous rend nos sous de la consigne ! Plus de verre cassé, plus de verre perdu, juste une grosse vaisselle beaucoup moins énergétique que du recyclage.

Mais là où ça devient intéressant, c’est lorsque l’on achète des packs de bouteilles en verre ou en plastique dans les supers marchés : c’est le même principe mais à plus grande échelle. Lorsque celles-ci sont vides, on les rapporte à une machine qui les compte et trie, puis elle nous rend un ticket de caisse qui est déductible de vos achats lors de vos courses ! Le verre est donc devenu une petite source de revenu, les gens vont même jusqu’à ramasser les bouteilles vides dans les rues pour récupérer la consigne en magasin.

Il existe le même système aux Pays-Bas. Il serait temps que ce genre d’initiatives arrive en France où l'on est bien à la traîne sur ce sujet.

Bertrand
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Lundi 24 juillet 2006 1 24 /07 /Juil /2006 19:57

Je viens de passer 3 semaines à Londres et voici les quelques points en relations avec le Développement Durable.

 

D’abord le suremballage. En effet, les londoniens ne mangent pas tout à fait comme nous le midi, mais prennent des pauses très courtes et vont dans les supermarchés, les Tescos, Mark and Spenser ou au Prêt-à-manger et achètent des repas ou sandwiches à emporter.

Évidement tout est emballé, les crudités dans une boîte en plastique avec couverts jetables et de même pour les sandwiches ou repas préfabriqués. Pour les desserts, il y a beaucoup de fruits, comme par exemple de l’ananas ou de la pastèque coupés en petits cubes et eux aussi dans des boîtes jetables. J’ai donc pu constater qu’ils utilisent beaucoup plus d’emballages que nous.

 

Ensuite Londres occupe une très grande surface mais n’est pas si élevée que cela, sauf quelques gratte-ciel dans la City. Et plus une ville est grande plus elle est énergivore. En effet, les déplacements, qu’ils soient en bus métro ou voiture sont plus long donc plus énergétiques. En revanche une ville haute et moins surfacique est moins énergivore. Et ce sont les transports, en particuliers les bus, qui sont les plus polluants et rejettent des gaz à effets de Serre.

Cependant, notons que la concentration urbaine n’est pas anti-écologique : le monde rural, du fait des transports et de l’approvisionnement est sensiblement plus énergétique que le monde citadin. Et les banlieues et périphéries des grandes villes sont ce qu’il y a de pire. J’ai remarqué en prenant l’Eurostar avec un ami qu’il faut autant de temps pour rejoindre le centre de Londres au centre de Paris, que de partir d’un point de la banlieue de Londres (ou Paris) et de se rendre au point opposé de la banlieue de la même ville. 

            Finalement, les anglais sont autant sensibles que les français au développement durable.

Par Bertrand - Publié dans : Monde
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Mardi 25 avril 2006 2 25 /04 /Avr /2006 11:05

Il y a deux jours, j’ai mangé de la perche du Nil, un poisson vivant dans le lac Victoria en Tanzanie. Ma tante m’a alors dit qu’elle avait vu au cinéma un reportage, Le Cauchemar de Darwin, documentaire réalisé par Hubert Sauter (2005) consacré à cette région du monde ainsi qu’à la pèche de ce poisson.

 

Un jour, dans les années soixante, un homme déversa dans le lac Victoria un seau contenant quelques poissons pour faire une petite expérience scientifique. Actuellement, la perche du Nil, a colonisé tout le lac, exterminant la majorité des 210 espèces de cyclidé et autres poissons. La perche du Nil est un poisson énorme qui dévore ses propres alvins lorsqu’elle ne trouve pas d’autres poissons. Ces derniers n’existant quasiment plus, c’est leur nourriture, une petite algue, qui s’est mise à pulluler.

Une industrie employant directement 1 000 personnes et 1 000 indirectement, consacrée à la l’exploitation de cet énorme poisson a lors pu naître : c’est 500 tonnes de nourriture qui est extraite du lac Victoria par jour. Le poisson est alors conditionné selon les normes européennes, par conséquent son prix devient assez élevé. Ce n’est pas les africains vivants autour du lac qui peuvent se le payer, il est exporté chez nous dans nos assiettes.

 Un aéroport a alors vu le jour à coté de l’usine pour l’exportation de cette marchandise. Des frets peu onéreux en provenance de l’Europe de l’est arrivent au minimum deux fois par jours. Des dizaines de carcasses d’avion dues a des crashs bordent la piste, les villages, les bords du lac où les habitants qui meurent littéralement de faim n’accèdent qu’à 10% de la pèche, l’usine dominant cette industrie. Ils récupèrent cependant les tètes et les queues pourries qu’ils font frire.

Les pilotes soviétiques, une fois débarqués, profitent alors de la prostitution locale. C’est environ 10 dollars pour une nuit. Elisa, une jeune prostituée, interviewée en début de reportage et chantant un hymne a la Tanzanie a été battue à mort puis poignardée par un client Australien quelques temps après.

Là-bas, beaucoup de femmes très pauvres ou ayant perdu leur mari ont recourt à la prostitution pour survivre. En France, on nous dit que 25 % de la population africaine est atteinte du virus du sida. Dans le reportage, l’image qui correspond à cela est une femme maigre et tremblante vivant pied nue dans une cabane sans eau ni électricité qui ne pouvait se déplacer ni manger toute seule. Au bord du lac Victoria, où l’on meure de faim, on ne connaît pas la tri-thérapie. Le pasteur du village annonce 10 morts du VIH par mois dans sa paroisse.

 Les jeunes orphelins, arrivent à survire en ville en mendiant. Quand ils arrivent à trouver une boîte de conserve, ils improvisent un feu pour la réchauffer puis se ruent à une quinzaine dessus. Ils s’emparent de poignées de riz qu’ils enfournent aussitôt. Ceux qui n’ont pas réussi à s’en procurer essaient de le chiper aux autres, ce qui finie bien souvent en bagarre. Pour oublier cette faim, cette misère cette violence cette peur et pour mieux dormir, ils se droguent en inhalant des vapeurs de colle chauffée issue de l’emballage et du conditionnement aux normes européennes ISO 33 900 des perches du Nil, poisson qui s’envole au dessus de leur tête à destination de l’Europe.

Rarement, les frets aériens arrivent avec des médicaments et de la nourriture provenant des aides humanitaires. Mais c’est pour une toute autre raison qu’il est strictement interdit pour quiconque de filmer ou de photographier dans les aéroports africains. Ce que l’on décharge à l’abri des regards, ce sont des armes et des munitions. Elles sont fabriquées en Europe et en Amérique puis revendues en Afrique. Bien que les pilotes ne sont pas censés savoir ce qu’ils transportent, l’un d’eux a fini par confier à la fin du reportage qu’un de ses collègues a apporté pour Noël aux enfants africains des Tanks soviétiques et est reparti avec du raisin pour les enfants européens. Depuis 5 ans, il y a eu 4 millions de morts victimes de la guerre dans cette région du monde. Le réalisateur a interviewé le gardien de l’usine de conditionnement de la perche du Nil payé un dollar par nuit, travaillant avec un arc et des flèches empoisonnées. Si une guerre se déclarait, il serait près à changer d’arme et redevenir soldat pour être mieux payé.

 

Ce reportage nous met en évidence le cercle vicieux de la misère et de l’exploitation occidentale dont est victime le continent Africain qui est pourtant si jeune, si dynamique, plein de ressources et qui a toutes les raisons de vouloir s’extirper de cette pauvreté.

Et pour avoir mangé de la perche du Nil, ça vaut pas un saumon grillé...
                                                                              Bertrand

Par Bertrand - Publié dans : Monde
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Vendredi 24 mars 2006 5 24 /03 /Mars /2006 12:36

Avez-vous remarqué que sur Over-blog, l'héberger de ce blog, on peut trouver toutes sortes de catégories, à savoir :

Actualité, Photo, Weblogs, Journal Intime, Loisirs et Détente ,Musique , Sport , Famille et Enfants , Artiste , Blogzine , Voyages , Jeux et Consoles , Humour , Rêver, Pour adultesSociété , Business, Économie , Techno et Internet , Cinéma , Poésie , Politique , Livres , Maison et Décoration , Rencontres , Religions, Croyances , Science Santé Philosophie , Télévision, Collectionneurs, Gay, Lesbien, Gastronomie, Occulte, Paranormal , ConsommationGuides d'achat.

mais aucune d’elles ne concerne directement l'environnement, le commerce équitable ou l’écologie. A quand la catégorie Développement Durable?

 

Ceci est bien une preuve que la sensibilisation au développement durable à encore du chemin à faire, et que la majeure partie des gens ne porte pas assez d’intérêt à une cause si importante qui nous concerne tous. Nous ne devons pas attendre que d’autres catastrophes se produisent et fassent des dégâts, telles des inondations ou des tempêtes, pour se rendre compte que nous devons agir pour de la planète et pour nous même.

 

C’est pour cela que l’idée du développement durable doit progresser chez chacun de nous et susciter action et réflexion.

Par Bertrand - Publié dans : Vite fait
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Samedi 11 mars 2006 6 11 /03 /Mars /2006 16:45

Le sac à dos écologique est un concept élaboré par un centre de recherche Allemand. Il s’agit d’un indicateur qui mesure en kg le poids des ressources matérielles et énergiques utilisées au cours de la fabrication d’un produit.

Il prend donc en compte tout ce qui entre dans l’élaboration d’un produit ou d’un service au cour de son cycle de vie. Il inclut l’extraction des ressources, les matières premières, l’énergie le transport, les emballages l’utilisation, le recyclage.

 

Exemple :
Pour fabriquer une bague de 5grammes, il a fallu utiliser 2 tonnes de matière, de l’extraction du minerai à l’artisan qui la conçoit en passant par la fonderie  pour arriver au produit fini.

Un jean de 600 grammes à un sac à dos écologique de 32kg de matière et 80 000   litres d’eau.
Une voiture d’une tonne en atteint 700.

Cet indice est encore plus pertinent lorsque l’on se rend compte que de nombreux produits ne servent que très peu en réalité. Une perceuse qui dort au grenier n’est utilisée en moyenne que 30 min par an.

Cet indice permet  de voir quels sont les produits les plus dangereux pour l'enviroment.

Après avoir vu récemment The Lord of War de Andrew Niccol avec Nicoles Cage, film traitant du trafic d’arme à l’échelle internationale, je me suis demandé quel pouvait être le sac à dos écologique d’une Kalachnikov ou tout simplement d’une cartouche ...

Par Bertrand - Publié dans : EnvironMental
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Mardi 7 mars 2006 2 07 /03 /Mars /2006 13:41
 

Les médias parlent régulièrement de réchauffement climatique et d’effet de Serre, mais de quoi s’agit-il concrètement et simplement?

 

Tout d’abord, rappelons que l’effet de serre est un phénomène naturel qui permet la vie telle que nous la connaissons sur Terre. En effet, il maintient une température moyenne à la surface de 15°C contre -18°C s’il n’existait pas.

Voici le déroulement de ce phénomène :
 

1 Le Soleil qui est à des millions de °C, émet vers la Terre de l’énergie sous forme d’onde à des longueurs d’onde comprises entre 0,3 et 1 μm.

 

2 Les gaz constituant l’atmosphère sont tous transparents à ces longueurs d’onde, le flux solaire arrive donc sur Terre en traversant l’atmosphère sans être perturbé.

 

3 La Terre absorbe donc cette énergie au niveau du sol et se réchauffe alors jusqu’à une température moyenne de 15°C.

 

4 La Terre rayonne elle aussi en direction de l’atmosphère mais à des longueurs d’onde comprise entre 10 et 50 μm cette fois-ci.

 

5 Certains gaz contenus dans l’atmosphère absorbent alors une partie de ce  rayonnement émis par le sol. Ces gaz sont dits à effet de Serre. L’atmosphère se réchauffe à son tour et rayonne en direction de l’espace et de la Terre.

Une partie du rayonnement est donc emprisonné et contribue à réchauffer la planète.

 

Les gaz à effet de Serre sont naturellement peu abondants dans l’atmosphère mais du fait de l’activité humaine, leurs concentration augmente sensiblement. Il s’agit principalement du dioxyde de carbone (ou gaz carbonique) et du méthane. Ainsi, depuis une centaine d’année la concentration de CO2 a augmenté de 30% et la température de l’air a augmenté de 0,6°C.

Les six gaz à effet de serre dus à l’activité humaine et visés par le protocole de Kyoto sont :


Ce phénomène est appelé effet de Serre car il se produit le même processus l’été dans une Serre : le flux solaire traverse le verre, chauffe la serre qui rayonne à des longueurs d’onde bien inférieures à celles du soleil et qui elles seront emprisonnées par le verre opaques à ces dernières longueurs d’onde.

 
Par Bertrand - Publié dans : EnvironMental
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Samedi 25 février 2006 6 25 /02 /Fév /2006 17:25
 
 

Le mardi 31 janvier, un cargo et un chimiquier sont entrés en collision au large de Cherbourg. 10 000 tonnes d’acide phosphorique ont été déversées dans la Manche et une épave de plus pollue le fond des océans.

 

Le vendredi 3 février, c’est un ferry qui a sombré en mer rouge faisant 185 morts, équipage et passagers.

 

Ces deux évènements récents rappellent qu’un grand navire sombre tous les 3 jours dans les océans et mers du monde entier. Cependant, il ne s’agit pas toujours d’accident comme les deux exemples précédents, mais de naufrage volontaire de la part des armateurs qui se débarrassent de leurs poubelles. Pour eux cette méthode est en effet beaucoup plus économique que de faire dépolluer leurs vieux navires.

 

Pourtant, faire recycler un maximum de navire développerait l’économie en créant des emplois, permettrait d’extraire moins de minerai de fer en recyclant l’acier des navires au lieu de pourrir les fonds sous-marins. Par conséquent moins d’énergie et de transport seraient dépensés dans les aciéries et donc moins de pollution.

Pour cela, le gouvernement qui est censé favoriser le développement durable (il envoie ses poubelles (le Clémenceau) chez les autres), pourrait faire respecter aux armateurs les lois et les normes environnementales, et leur faire payer des amendes dissuasives en cas de fraude. Le but est en effet qu’il leur soit plus rentable de faire dépolluer leurs navires plutôt que de risquer une amende. L’argent servirait alors à mettre en place le processus de recyclage.

 

Sources : Le Monde, 366 jours de Yann Arthus Bertrand


Par Bertrand - Publié dans : Actulité
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Jeudi 23 février 2006 4 23 /02 /Fév /2006 11:34

Pourquoi un blog ?

Parce que le concept de développement durable ne concerne pas que les industries, entreprises et États, mais chacun d’entre nous en tant que citoyens et humains.

Parce que plus le temps passe, plus il faut réfléchir et agir, même le plus simplement du monde si on ne peut faire autrement, pour que les générations futures n’aillent pas droit dans le mur, pour qu’ils puissent vivre sans mettent toute leur énergie à corriger les erreurs que nous faisons, pour vivre mieux ensemble avec notre planète, pour arrêter d’ignorer ou de se cacher les effets négatifs de notre civilisation sur nous et l’environnement.

Il ne s’agit pas de modifier radicalement notre mode de vie, mais simplement de respecter les quelques conseils qui existent à ce sujet, que l’on peut notamment trouver sur le site défi pour la Terre, à savoir économiser l’eau et l’énergie, trier ses déchets etc… Mais là où chacun de nous peut commencer à en faire beaucoup plus, c’est par exemple en refusant d’acheter des produits qui ont engendré de la pollution, de la consommation excessive d’énergie ou de l’exploitation du travail. En effet, si les consommateurs poussent les industries à produire sans polluer, si elles peuvent y gagner à respecter le concept de développement durable, alors un grand pas sera déjà franchi, et c’est en cela que nous pouvons faire quelque chose.

            Réfléchir et contribuer au développement durable, c’est choisir l’avenir que nous souhaitons, c’est refuser le gaspi à outrance, la consommation de masse et la pollution, c’est choisir de vivre tous ensemble en répondant à nos besoins sans épuiser les ressources de la planète.

            Cela ne se fera pas en un jour, mais cela ce fera avec vous et c’est pourquoi il est important de réfléchir ensemble et dès maintenant au développement durable.

            N’hésitez pas à laisser des commentaires !

Par Bertrand - Publié dans : EnvironMental
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